Tout connaître de l’érable du Japon

Tout connaître de l’érable du Japon

Majestueux, flamboyant, élégant… Les adjectifs ne manquent pas quand il s’agit de décrire l’érable du Japon. Quelle que soit sa taille et sa variété, cet arbuste charme quiconque le regarde. Il suffit de le contempler pour éprouver une sensation de quiétude face à tant de beauté. Arbre emblématique des jardins zen, il peut prendre à la fois la place d’un bonzaï comme celle d’un arbre de 15 m de hauteur ! 

Découvert et classifié à la fin du 18e siècle par Carl Peter Thunberg, naturaliste suédois en voyage au Japon, l’Acer japonicum trouve son origine au Japon, naturellement, mais également en Chine et en Corée. C’est vers la fin du 19e siècle qu’il fait son apparition en Europe. Aujourd’hui, il est cultivé un peu partout dans le monde. 

Imaginez un érable du Japon dans votre jardin, laissant filtrer les rayons du soleil à travers son feuillage fourni et délicatement ciselé. Imaginez ses couleurs éclatantes, son port altier et légèrement retombant, sa ramure ample tel un abri naturel… N’attendez plus et découvrez tout ce qu’il faut connaître de l’érable du Japon pour entretenir sa beauté avec soin ! 

L’importance d’une bonne exposition

L’érable du Japon

Il existe plusieurs spécimens d’érables du Japon. Mais saviez-vous que la couleur du feuillage donne un indice sur l’exposition préconisée selon la variété ?   

Si, d’une manière générale, l’érable du Japon aime la mi-ombre, ceux à feuilles vertes, comme l’Acer palmatum Aureum, supportent bien le soleil direct.

Les érables du Japon à feuilles rouges, comme l’Acer japonicum Shaina et l’Acer palmatum Bloodgood, nécessitent un bel ensoleillement quelques heures dans la journée, et un peu d’ombre le reste du temps. En effet, ce sont les rayons du soleil qui leur confèrent leur si belle couleur. 

Quant aux érables au feuillage panaché, comme l’Acer palmatum Butterfly et l’Acer palmatum Asahi Zuru, mieux vaut leur éviter le soleil l’après-midi, quand les rayons sont les plus puissants. 

Nombreuses sont les variétés qui peuvent résister à de très basses températures, jusqu’à environ – 25°. Cependant, plus la terre est gorgée d’eau, moins l’érable du Japon supporte les températures négatives. D’où l’importance d’avoir installé un bon drainage dès sa plantation ! 

Un sol bien préparé

Bien qu’il n’exige pas de terrain particulier, en dehors des sols calcaires qui ne lui réussissent pas vraiment, l’érable du Japon apprécie particulièrement les terrains un peu acides ou poreux, riches, frais et surtout bien drainés

Votre jardin est plutôt argileux ? Vous pouvez toujours compenser avec un apport conséquent de terre de bruyère !  

La saison idéale pour l’installer en pleine terre est l’automne. Préparez un trou d’une bonne largeur, avec un diamètre plus grand que la profondeur, à une distance d’environ 2 à 3 m des autres arbres. 

Ajoutez dedans un peu de terre de bruyère et de biomarine, plantez votre érable et n’oubliez pas le tuteur indispensable à sa bonne croissance ! 

Au retour du printemps, vous pourrez remettre de la matière organique, afin de lui garantir un sol suffisamment fertilisé. Un arrosage très régulier durant les premières années est vivement recommandé en été ! 

L’érable du Japon en pot

L’érable du Japon

L’érable du Japon est un arbre qui peut parfaitement s’épanouir dans un pot, à condition que celui-ci soit bien adapté à sa variété. Si les plus petits font de très jolis bonzaïs, d’autres atteignent une grande envergure, notamment ceux au port retombant. Il faut donc être sûr(e) que l’espèce choisie aura la place suffisante pour se développer correctement. 

Quelle que soit la taille attendue de votre érable du Japon, privilégiez un pot bien large. Tapissez le fond avec des billes d’argile ou du gravier pour optimiser le drainage. Pour la terre, mélangez de la terre de bruyère avec un peu de terreau et de compost (ou de fumier). N’oubliez pas un apport en engrais suffisant, liquide ou à diffusion lente, tout en respectant bien les consignes de dosage indiquées. 

En été, un arrosage modéré mais régulier lui évitera de souffrir de la chaleur. 

Côté santé

Des petites bêtes… 

Rassurez-vous, l’érable du Japon est un arbre résistant et vigoureux. Toutefois, il peut subir quelques attaques, comme toutes les plantations ! 

Les cochenilles en font partie. Elles peuvent même faire des ravages sur un érable du Japon. Pour lutter efficacement contre ces petits parasites, leur prédateur naturel sera votre allié. Importez quelques Cryptolaemus, petites coccinelles noires et brunes qui se feront un régal de vous en débarrasser. L’autre technique consiste à les asperger d’un liquide composé de savon noir, d’alcool à brûler et d’eau. Le savon noir est très réputé comme répulsif

Les acariens et les chenilles défoliatrices font partie des ennemis petits mais costauds de l’érable du Japon. Heureusement, si leurs dégâts sont assez impressionnants, ils ne mettent pas la vie de votre arbre en danger. 

… aux champignons ! 

Les champignons sont plus à craindre. Si les feuilles de votre érable du Japon se flétrissent et deviennent jaunes avant de finir par tomber, il est atteint de verticilliose. Il faut alors éliminer ce qui est malade et bien désinfecter vos outils. 

Le pourridié est une autre maladie possible. Reconnaissable à sa couleur orangée et beige, il fait partie des armillaires, champignons souterrains très virulents et surtout très résistants. Il peut dessécher complètement votre arbre. Il vous faudra alors enlever et brûler les parties atteintes, racines comprises !

Pour éviter que l’armillaire ne se propage, retirez la terre sur 50 cm de profondeur. Laissez l’endroit touché par ce champignon sans aucune plantation pendant quelques années. 

La beauté de l’érable du Japon a déjà conquis de nombreux jardiniers et amoureux de la nature. Après avoir installé votre érable du Japon en suivant ces quelques conseils, vous pourrez en profiter longtemps, en toute sérénité ! 

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